Au même moment, la styliste américaine Vera Wang commence à définir, aux côtés de Nancy Kerrigan, ce que sa version de la couture sur glace pouvait être. Blanc immaculé et silhouettes épurées, elle fait référence au Cygne Blanc du Lac des Cygnes de Tchaïkovski. Michelle Kwan, elle, inspire à Vera Wang une tout autre direction. Exit l’éclat et l’ornement, place aux lignes fluides, aux palettes atténuées et au mouvement comme unique langage.
Enfin, à l’occasion des derniers Jeux Olympiques d’hiver à Milan, la maison de Haute Couture, Oscar de la Renta, habille pour la première fois une patineuse : Deanna Stellato-Dudek. Pour son programme long, elle fait le choix audacieux d’arborer une robe rouge asymétrique, brodée à la main de plus de 200 000 perles de verre, rehaussée d’une rose au cou. Deux jours plus tôt, pour son programme court, c’est dans une robe champagne, tout aussi signée Oscar de la Renta, que la patineuse canadienne avait pris possession de la glace aux côtés de son partenaire Maxime Deschamp.
Et sur le runway ?
Une pléthore de créateurs de mode s’inspire du mouvement dansé et contribue à l’élaboration d’une nouvelle chorégraphie vestimentaire. À l’instar de Simone Rocha, la créatrice danoise Cecilie Bahnsen jette inlassablement son regard sur l’univers de la danse, et en fait même un élément fondamental dans ses créations sculpturales et oniriques. Les jambières de ballerines sont réinterprétées par Kiko Kostadinov et Paloma Wool. Les sœurs Kim d’OPEN YY, quant à elles, ont imaginé des tricots boléro ainsi que des pantalons cargo-roulés qui sont inspirés des danseurs qui plient la bande élastique de leurs pantalons pendant les répétitions.